[ Critique n°16 ] La Lectrice, Traci Chee.

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Auteur: Traci Chee

Éditeur: Robert Laffont (Collection R)

Nombre de pages: 518

Note: 14/20.

Résumé: 

Il était une fois, et une fois il sera… Ainsi commence l’histoire de Sefia, qui a perdu sa mère, son père, puis sa tante Nin à cause d’un étrange objet rectangulaire. CECI EST UN LIVRE. Dans un monde où personne ne sait lire, Sefia va devoir poursuivre une triple quête de sens, de vérité et de vengeance. Épaulée par un mystérieux allié qui possède ses propres sombres secrets, elle va sillonner jungles et mers, au gré de ces histoires qui font l’Histoire avec un grand H…

Mon avis:

Ce livre avait fait tellement de bruit à sa sortie que je n’ai pas pu m’empêcher de le mettre en haut de ma wishlist cadeaux d’anniversaire (en même temps, la couverture est juste sublime). Et puis j’avais entendu dire qu’il s’agissait d’une histoire de pirates et je suis littéralement dingue de ce genre d’univers et des histoires de pirates en générale! Mais encore une fois, j’ai l’impression que mes attentes ont étés bien trop hautes par rapport au bouquin. En effet, beaucoup de choses m’ont dérangées dans La Lectrice. 

D’abord, le rythme de l’histoire est très approximatif: le début est extrêmement long et donc plutôt ennuyant. Vient ensuite quelques pages d’actions puis encore un grand vide de 100 pages où il ne se passe presque rien. Ce sont ces longueurs qui m’ont empêchées de m’attacher aux personnages. Le style d’écriture y est aussi pour quelque chose: je n’ai pas du tout accroché avec le style de l’auteure mais là c’est totalement subjectif. Le livre alterne entre différents points de vus, ce qui n’est pas mal pour apprendre à connaître plus amplement les protagonistes en détails mais ça n’a pas fonctionné pour moi. En fait, ça a eu l’effet contraire: trop de changement, je ne savais pas où Traci Chee voulait m’emmener, je me perdais sans cesse et je confondais les personnages. J’ai cependant apprécié le fait d’entrer dans les pensées de Tacin, qui est censée être la « méchante » de l’histoire, puisque se procédé permet de donner une certaine épaisseur au personnage, une histoire, un passé et d’éviter le cliché « je suis méchant parce que c’est comme ça ». J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Tacin. Autre GROS point positif, qui fait quasiment toute l’histoire et qui m’a empêché de lâcher le livre, c’est Archer, le compagnon de voyage de Sefia. Il ne parle pas, mais dégage quelque chose de très fort et on s’attache facilement à lui. Sa terrible histoire m’a touchée et j’ai beaucoup aimé cherché quelles étaient les raisons de son mutisme.

C’est dommage, parce que l’intrigue est super originale mais je trouve qu’on se concentre trop sur des détails superficiels. Les réponses tant attendues à propos du livre n’apparaissent que vers les 100 dernières pages. Et trop de réponses d’un coup, et nous voilà complètement paumés. Il aurait mieux valu dissimuler quelques indices en cours de route, des éléments de réponse progressivement lâchés au lieu de posé ça tout à la fin. Et surtout, il reste des GROSSES questions sans réponses. Bien sûr, il y a un tome deux, mais quand on attend 500 pages pour découvrir les révélations et qu’au final il ne se passe presque rien, c’est dommage.

Sefia ne m’a pas particulièrement marquée, je suis restée presque totalement indifférente. Elle est agréable, mais trop banale pour laisser un souvenir précis et durable. Et c’est pourtant ce qu’on attends d’un personnage principal! J’ai bien aimé toute la magie autour de Sefia même si, encore une fois, nous n’avons pas de réponse quant à ses pouvoirs magiques.

Autre chose dont je n’ai pas compris l’utilité, ce sont les grands passages dédiés à Lon. Il n’a aucune utilité, à part quand on comprend qui il est réellement à la fin, mais est-ce qu’il était utile de consacrer autant de temps sur Lon et la Seconde juste pour présenter leur histoire d’amour? Je ne pense pas. Les récits du point de vu de Lon coupait la progression de l’histoire, voir l’action et c’était assez dérangeant.

Donc, je n’ai pas non plus détesté mais beaucoup d’éléments m’ont vraiment froissée. Je dirais donc que je suis mitigée, et je ne sais pas si j’aurais le courage de lire le deuxième tome, ou alors uniquement pour retrouver Archer qui, pour moi, fait toute l’histoire à lui tout seul. 

 

[ Critique n°15 ]: La Mémoire de Babel, La Passe-Miroir Tome 3 de Christelle Dabos.

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Éditeur: Gallimard Jeunesse

Auteur: Christelle Dabos

Nombre de pages: 482

Note: 16/20.

Résumé:

Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de la modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn?

Mon avis:

Enfin! Le voilà! Après des mois et des mois d’attente, il est enfin entre mes mains. Bien sûr, je n’ai pas attendue une seconde pour me jeter tête baissée dedans. Le tome deux avait été un coup de cœur phénoménal pour moi et plusieurs personnes m’avaient dit que le tome trois surpassait les deux autres. Peut-être est-ce parce que, justement, j’ai été induite en erreur par de trop bon avis ou parce que j’ai mis la barre trop haut pour La Mémoire de Babel, mais ça n’a pas été le coup de cœur intergalactique tant attendu. Pas une mauvaise lecture, bien au contraire, mais insuffisante pour se hisser plus haut que le deuxième tome.

On retrouve donc Ophélie dans des conditions particulières: presque trois ans se sont écoulées entre le tome 2 et 3. Si cette durée assez longue a pu en déranger certains, elle ne m’a pas choquée outre mesure. J’ai été ravi de retrouver Ophélie, Archibald, Tante Roseline, Gaëlle, Berenilde et Renard dans une nouvelle péripétie. Le problème, et qui n’est pas des moindres, c’est que ceux-ci n’apparaissent que très brièvement. Alors, certes, des nouveaux personnages sont là pour combler le vide laissé par d’autre mais lorsque qu’on considère Archibald comme THE protagoniste de la saga, le retrouver dix pages au début et dix pages au milieu n’est pas suffisant.

Parlons donc de ses nouveaux personnages. De ce côté-là, tout est niquel. Christelle Dabos réussit à nous bluffer en créant des personnages toujours plus excentriques, complexes à l’apparence singulière (je pense notamment à Ambroise, adolescent en fauteuil roulant dont les bras et les jambes sont inversées…). Ceux-ci sont très bien développés, pas de soucis majeur non plus. J’ai adoré Octavio, qui ne se dévoile qu’à la fin du tome et que j’espère revoir très bientôt, ainsi que le maudit Blasius, et pleins d’autres! Les nouveaux méchants sont aussi incroyables, je pense notamment au Sans-Peur-Et-Presque-Sans-Reproche que j’ai beaucoup aimé.

Nouvelle ville, nouveau climat (finit la neige, le froid et la glace, vive le soleil et l’été), nouveaux personnages… Un vent de fraîcheur sur la saga, donc, que la grande majorité pourrait apprécier grandement contrairement à ceux qui, comme moi, sont trop dingues des anciens personnages pour s’accrocher réellement aux nouveaux (sauf Octavio, parce qu’il faut bien une exception!)

Le problème « majeur », même s’il est minime, c’est l’intrigue. Ou plutôt, l’absence d’intrigue. Je m’explique: la grande confrontation avec Dieu et les mystères qui l’entourent demeurent en second plan mais on ne s’intéresse pas vraiment à eux. L’action débute telleeeeement tard! Et le retour tant attendu de Thorn aussi! Ophélie suit une formation terrible qui va lui prendre ni plus ni moins la moitié du roman pour ENFIN se consacrer corps et âme au problème principal, à savoir Dieu et ses Tuteurs.

Néanmoins, les rebondissements qui surgissent à la fin du roman sont tels qu’il est facile d’oublier les longues pages d’inactivité du début. Et, bien sûr, ces rebondissements sont trop simplement incroyables! Christelle Dabos est la reine des retournements de situation. Pas une seule fois nous sommes préparés à ce qui nous tombe dessus. Nous sommes emportés dans un tourbillon de suspects et nous nous laissons berner du début à la fin. Et là, on retrouve un point semblable avec le tome 2, mais seulement à la fin!

Mention spéciale pour l’imagination sans borne de Christelle Dabos. Qui dit nouvelle arche dit nouvelle ville, nouvelles coutumes et manière de vivre. On plonge intégralement dans Babel, la cité des maîtres des sens des jumeaux Hélène et Pollux. On découvre avec des yeux ébahis des nouveaux moyens de transport, un code vestimentaire très stricte, des décors somptueux à coupés le souffle qui défient les lois de la gravité (oui, oui). C’est assez dingue la façon qu’à l’auteure de nous dépeindre un mode si différent du notre en tout point et que l’on parvienne quand même à s’immerger à l’intérieur et à le voir avec tellement d’aisance qu’on pourrait croire qu’il est réel.

Donc, j’ai beaucoup aimé ma lecture mais pas assez pour la considérer comme un coup de coeur. Néanmoins, je le conseille à tout le monde! Il ne faut pas, sous aucun prétexte, laisser cette saga vous filer entre les doigts. Et puis, même si le début était long et un peu plat-plat, Christelle Dabos a le don de rendre la plus anodine des actions intéressante. Donc, LISEZ-LE, et attendez avec rage,désespoir et surexcitation le tome 4 qui sortira dans une éternité.

 

 

 

 

 

[ Critique n° 14 ] : Passenger d’Alexandra Bracken.

Passenger

 

Auteur : Alexandra Bracken
Editions :  
Milan. 
Pages :
486
Prix :
17,90 euros. 
Date de sortie :
5 janvier 2016

Note: 17/20.

Résumé:

NEW YORK 2016. LONDRES 1940. ANGKOR 1685. PARIS 1880. DAMAS 1599.

Etta et Nicholas n’auraient jamais dû se rencontrer; Elle, une jeune New-Yorkaise de 2016; Lui, un fils d’esclave vivant au XVIIIème siècle. Pourtant, les voilà projetés ensemble dans les couloirs du temps à la recherche d’un mystérieux astrolabe. Une quête périlleuse. Une idylle impossible.

Mon avis:

J’ai tout de suite été attiré par la magnifique couverture. La couverture, le synopsis, les avis plutôt positifs dont j’avais ouïe dire depuis pas mal de temps: tous les éléments étaient réuni pour que je me procure ce bouquin, ce que j’ai fini par faire.

Quoi que l’action prenne du temps à arrivée, je ne me suis pas ennuyée pendant les 100 premières pages. Certes, les descriptions sont longues et on a le droit à des pavés et des pavés concernant les émotions et les pensées d’Etta, mais je pense qu’il est absolument nécessaire pour une histoire comme celle-là de prendre le temps de poser le décor. Certes, le début est long. Mais c’est en partie grâce à ces longueurs que le personnage d’Etta se développe et surtout, est crédible. J’avais peur de retrouver l’adolescente un peu stupide sur les bords qui ne fait que hurler ou piquer des crises de panique, mais on est loin de ce genre-là. Les personnages d’Etta et Nicholas sont très creusés, attachants, humains et braves comme on les aime. C’est donc une réussite de ce niveau-là, et encore heureux j’ai envie de vous dire car pendant une grande partie du roman, ils se retrouvent isolés et donc les personnages secondaires ne sont pas là pour apporter un peu de piquant à l’histoire.

J’ai été subjuguée par la plume de l’auteure. D’un style assez soutenu, elle parvient à décrire avec justesse des lieux et des époques diamétralement opposées. Les costumes, les coutumes et les mentalités sont évoqués à chaque bond dans le temps et c’est un véritable voyage que nous offre l’auteure. J’ai été emportée dans un tourbillon. Les descriptions détaillées et réalistes nous permettent de nous plonger entièrement dans l’action et de visualiser avec précision ce que l’auteure cherche à nous faire voir. De même pour les émotions et les sentiments des personnages. L’écriture est telle qu’on se retrouve totalement immergé dans l’histoire et qu’on ressent et comprend aisément les décisions des protagonistes.

Quant à l’intrigue, il s’agit une fois de plus d’une histoire de familles, qui se battent corps et âme pour se procurer un astrolabe afin d’obtenir un maximum de profil, de gloire et de pouvoir. J’ai vu beaucoup de similitudes avec la Saga Rouge Rubis, bien sûr au niveau des sauts dans le temps mais aussi pour la recherche d’un objet qui est au centre de toutes les attentions (Le Chronographe pour Rouge Rubis, l’Astrolabe pour Passenger.)

Le point négatif est, à mon avis, l’absence des autres personnages. On parle de dizaines et de dizaines de personnages qui appartiennent à des familles. On nous dresse un portrait détaillé de leurs vies, leurs lieux de naissance, la famille à laquelle ils appartiennent pour au final ne jamais les croiser. ( Mais je garde espoir pour le tome 2!)

La romance entre les deux personnages occupe une place importante voire centrale dans l’histoire mais je ne l’ai pas ressentie comme un poids ou une perte de temps, quelque chose qui bloquait la suite des périphéries ou qui n’avait pas lieu d’être. Au contraire, j’ai adoré leur histoire, touchante et vraiment romantique. Le côté vieux-jeu de Nicholas, dû à son année de naissance est parfois risible mais c’est ce qui fait son charme.

Passenger nous invite aussi à nous questionner sur de nombreux sujets, tel que la place de la femme dans la société à travers les siècles, l’étiquette, l’esclavagisme, le racisme, et j’ai vraiment beaucoup aimé la façon dont Etta tente de s’imposer dans un monde qui n’est pas le sien. C’est une héroïne forte, indépendante qui n’a pas la langue dans sa poche et c’est toujours un plaisir de lire une histoire avec une héroïne comme celle-là.

Une chose est sûre, je me précipiterai dans les librairies à la sortie du tome deux. Trop de questions sont restés sans réponses et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures d’Etta et Nicholas. Si vous hésitez encore à vous procurer Passagers, foncez! Ce livre réserve un bon nombre de surprises, de rebondissements et surtout une immersion totale et un voyage  à travers les âges!

 

 

[ Critique n°13 ] : Geek Girl tome 5, Holly Smale.

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Éditeur: Nathan

Nombre de pages: 481.

Prix: 16,95 euros.


Résumé:

Je m’appelle Harriet Manners et j’ai des amis. Eh oui, c’est officiel: j’ai désormais ma bande. Ma meute, mon gang, ma confrérie. Un groupe de cinq joyeux compères inséparables comme le Club des Cinq ou la bande de Scoubidou, sauf qu’aucun d’entre nous n’est un grand chien marron. Pour la première fois de ma vie, je fais partie d’une équipe où j’ai parfaitement ma place, où je peux tout organiser, tout prévoir, tout contrôler. Et mes amis et moi, on adore ça. Comment ça, « surtout moi »?

Mon avis:

J’ai mis un peu de temps avant de replonger dans un Geek Girl. Plus de quatre mois que la tome 5 de la saga d’Holly Smale traînait dans ma PAL, sans que je ne l’ouvre jamais. J’ai mis un peu de temps avant de me décider de replonger dans cet univers si particulier, mais je ne regrette pas du tout. Encore une fois, Geek Girl s’est avéré être une lecture très agréable, rafraîchissante, drôle à souhait, douce et colorée. Vous vous dîtes que ce n’est pas possible qu’une histoire soit tout ça à la fois? Hein bien, vous vous trompez lourdement. Parce que Geek Girl, c’est exactement ça.

On retrouve donc Harriet Manners, personnage haut en couleur, perfectionniste, maniaque poussé à l’extrême et littéralement obsédé par le contrôle. J’avais peur de m’être lassée d’elle au bout de quatre tomes, ce qui explique pourquoi j’ai mis autant de temps à me lancer. Mais je ne regrette pas du tout. Comme tout bon Geek Girl qui se respecte, on a le droit à des anecdotes aussi improbables qu’incroyables à chaque début de chapitre, et on replonge avec une facilité déconcertante dans ce style d’écriture si particulier.

L’intrigue est toujours semblable aux précédents tomes: on suit la vie déjantée de cette jeune geek à l’esprit tordu, entre bande de copains, relations amoureuses, lycée et mannequinat. Et franchement, réussir à ne pas perdre ses lecteurs en route avec une intrigue aussi frivole et simple, c’est un véritable tour de force. Et ça marche totalement. On se laisse emporter dans l’histoire qui se dévore en quelques heures à peine. Le style est très simplet, léger et comique. Le livre parfait à lire à côté de la piscine une belle journée ensoleillée ou dans son lit bien au chaud avec un plaid douillet et un chocolat chaud dans la main gauche.

Le point fort de ce tome, qui m’a agréable surpris, c’est le développement des personnages secondaires, qui sont toujours de la partie. On retrouve Nat, sa Pire Pote, Toby l’ex-harceleur, Wilbur (j’avoue que je n’arriverais jamais à comprendre ce personnage, il est tellement déluré!), India la copine-hipster, Jasper le « nouveau » beau-gosse censé remplacé Celui-Dont-On-Ne-Dois-Pas-Prononcer-Le-Nom, Rin la mannequin japonaise, Annabeth et Tabby et bien d’autres encore! Ils sont toujours présents, fidèles à eux-même et accompagnent Harriet dans ces folles expériences. C’est drôle, on se laisse prendre au jeu. Vraiment, je ne suis pas très penché côté comédie dans les bouquins et Geek Girl sont les rares livres qui ne me laissent pas indifférente. Bien que les traits de caractère soient exacerbés au possible, l’histoire fonctionne parfaitement bien.

Bien sûr, Geek Girl tome 5 n’est pas THE lecture de l’année, le livre qui va changer votre vie avec une intrigue palpitante, des innombrables rebondissements improbables (l’histoire reste tout de même assez prévisible: il suffit de penser l’inverse de ce que pense Harriet et vous visez juste à coup sûr), des trahisons à la pelle, mais ça reste tout de même une très belle série qui vous fera passer sans aucun doute possible un très bon moment. Je ne peux donc que recommander de lire Geek Girl, que ce soit le tome 1, 2, 3, 4, 5, ou bientôt le 6 qui va sortir en librairie sous peu. De plus, les couvertures colorées et originales donneront du pep’s à votre bibliothèque et illumineront votre étagère au milieu de tous ces livres aux tranches noirs et maussades. Et ça, ça ne se refuse pas, pas vrai?

[ Critique n°12 ]: Scarlet, Les Chroniques Lunaires tome 2 de Marissa Meyer.

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Éditions : Pocket Jeunesse
Genre : Jeunesse – SF
Nombre de pages : 476
Prix : 17,90  €
Date de sortie : 2013
Note: Coup de Coeur.

Synopsis:

Depuis les lontaines étoiles jusqu’aux recoins d’une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder semblent liés. Alors que l’une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l’autre poursuit la quête de ses origines, la menace lunaire qui pèse sur l’humanité se renforce. Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister?

Mon avis:

Le premier tome avait été un tel coup de coeur que j’ai été presque déçu en découvrant le synopsis. Cinder et Kai m’avaient tellement touché que je ne voulais pas que d’autres personnages s’ajoutent à l’histoire, supprimant par la même occasion de nombreux passages qui pouvaient être consacrées à Kai et Cinder. Le premier tome avait été un coup de coeur phénoménal, et je me disais qu’il était impossible que le deuxième parvienne à l’égaler.
Eh bien, je me suis lourdement trompée. Scarlett est un bijou. Je crois que je ne le répéterai jamais assez. J’adore tout dans ce roman, du début jusqu’à la fin. Je pourrais écrire des pages et des pages d’argumentation pour tenter de convaincre le monde entier de la splendeur de Scarlett, mais je vais essayer d’être simple et concise.
Ce deuxième tome s’inscrit dans mes lectures favorites de tous les temps, sans aucun doute. Le mélange de contes de fées et de science-fiction qu’on rencontrait dans le premier tome est toujours très présent, et l’auteure parvient merveilleusement bien à marier ses deux univers. Les personnages -oh mon dieu-, sont tous incroyables à leur façon. Tous, sans exception, même les personnages secondaires qu’on croise que très rarement (je pense notamment à Torin, le conseiller de l’Empereur Kai) ne manque pas de matière. Ils sont très réalistes, et c’est un point qui peut paraître évident mais qui est très difficile à retrouver dans les romans. Les auteurs ont tendance à virer facilement dans les stéréotypes des personnages-types ou, au contraire, voulant s’éloigner le plus possible des préjugés et des a priori, rendent les protagonistes ennuyants à mourir…
C’est tout le contraire avec Scarlett. Nouveau personnage qui occupe une place centrale du récit, Scarlett est parvenu aussi fou que cela puisse paraître à éclipser la présence de Cinder. J’ai adoré les clins d’oeil à l’histoire originale du Petit Chaperon Rouge, avec notamment le sweat à capuche rouge qu’elle ne quitte jamais, la recherche de sa grand-mère disparue, et même le Grand Méchant Loup, incarné ici par Loup. J’admire profondément Marissa Meyer qui a su ajouter de nombreux personnages à l’histoire, sans pour autant délaisser les anciens et qui est parvenu à nous faire aimer les nouveaux venus avec autant d’ardeurs.
Le changement de point de vue de chapitre en chapitre est tellement pertinent! L’emploi de la troisième personne dans ces deux tomes aussi contribue au charme Des Chroniques Lunaires.
En plus de Loup et de Scarlett, on fait la connaissance de Thorne, Commandant d’un vaisseau spatiale qui va s’évader d’une prison en compagnie de Cinder. Subsiste encore quelques interrogations de ce côté-là. Même s’il passe au premier abord comme le bêta de service, dragueur sans cervelle, on apprend à l’apprécier et il devient un élément important au fil des pages.
C’est très simple, Scarlett est parfait en tout point. Tout s’enchaîne avec rapidité, fluidité. Les rebondissements de situation très fréquents ne nous laissent pas le temps de respirer. J’adoooore le style d’écriture de Marissa Meyer. Je le trouve très réaliste et bourré de détails très intéressants. Elle parvient à décrire un vaisseau spatiale, des écrans d’hologrammes, des puces et des machines complexes sans nous perdre en route et c’est un joli exploit. Le côté science-fiction est très présent et même si d’ordinaire je n’aime pas vraiment ce genre, Marissa Meyer m’a donné goût à la science-fiction.
Du côté des histoires d’amour, elles sont complexes et font avancer l’histoire. Ce n’est pas juste mettre en couple deux personnages pour ajouter une romance à l’eau de rose et attirer le public féminin teenagers, non, c’est un cheminement logique, des pièces d’un immense puzzle qui s’emboîtent parfaitement ensemble. J’ai attendu les retrouvailles de Cinder et Kai durant tout le roman et même si elles ne sont finalement pas arrivées, l’histoire d’amour de Loup et Scarlett a presque réussi à éclipser ces deux-là.
Le fil rouge, l’intrigue principale avance grandement et ça fait du bien de lire un roman où les choses bougent vraiment, où les personnages ne se reposent pas sur leur laurier et s’activent réellement pour trouver une solution à leurs problèmes. Pas de chichi, pas de faux-semblant ou de longs monologues internes pendant lesquelles les personnages hésitent et se demandent quelle est la marche à suite. Bien sûr, ils leur arrivent de douter mais cela ne s’étale pas sur des pages et des pages.
Mention spéciale pour Scarlett et Cinder, qui sont deux femmes fortes, très différentes et pourtant qui présentent de nombreuses similitudes. La rencontre entre elles ne se fait que très tardivement mais c’est un mal pour un bien. Apprendre à connaître Scarlett loin de Cinder et des problèmes de la cour était une façon magistrale de l’introduire en douceur dans l’intrigue.
Ce qui est incroyable aussi, c’est qu’on sent bien que les tomes suivants ne sont pas là pour faire décoration ou pour allonger l’histoire. Chaque personnage possède un passé différent des autres et donc une intrigue différente. C’est ce que j’adore dans les Chroniques Lunaires. Tout ne tourne pas autour d’un seul être, et c’est génial parce que dans la réalité ça ne se passe pas comme ça. Il y a d’autres facteurs qui interagissent avec nous. Les personnages secondaires ne sont pas la juste pour faire décoration ou pour apporter une touche d’humour dans l’histoire, puis de disparaître aussitôt. C’est un tour de maître de la part de Marissa Meyer à rentre tous ces personnages intéressants. La preuve: je me souviens parfaitement de chaque protagoniste, même si leur apparition dans le premier tome fut brève.
Je pourrais continuer pendant des heures mais je vais m’arrêter là. Juste, courrez dans les magasins acheter Les Chroniques Lunaires car c’est un bijou, une oeuvre d’art (non je n’exagère pas) et ce serait vraiment dommage de passer à côté. Scarlett entre définitivement dans les romans qui ont marqué ma vie, de même que Cinder.

[ Critique n°11 ]: Frozen tome 1 de Melissa de la Cruz et Michael Johnston.

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Auteurs: Melissa de la Cruz et Michael Johnston

Editeur: Wiz Albin Michel

Nombre de page: 405

Note: 13/20

Résumé:

La couverture de Nat est grillée. Bientôt, tout le monde saura qu’elle fait partie des « marqués ». Le casino, où elle officie comme croupière, va découvrir qu’elle a volé des jetons… Sans aucun scrupule, elle fait accuser quelqu’un d’autre à sa place : un dénommé Wes qui a beau être joli garçon, n’en demeure pas moins arrogant. Nat, elle, a déjà détourné le regard : elle a assez d’argent pour quitter cet infâme New Vegas plongé dans l’ère glaciaire, et rejoindre le Bleu, là où l’air est pur et la mer azure. Là où des renégats comme elle peuvent vivre en paix. Il suffit juste de payer grassement un mercenaire. Mais le passeur, ô surprise, n’est autre que Wes… Après tout, se dit Wes, un voyage dangereux en compagnie d’une jolie fille ne se refuse pas…

Mon avis:

La Magnifique couverture bleue frappante de Frozen m’a tout de suite interpellée. J’ai donc décidé de l’emprunter à la bibliothèque, malgré les avis très mitigés que j’ai entendu -il fallait bien que je me fasse ma propre opinion-.

Ma lecture a été fastidieuse et a beaucoup trainé en longueur, mais ce n’est pas entièrement la faute du bouquin, je manquais beaucoup de temps pour m’atteler à cette lecture. Finalement, quand je me suis vraiment plongée dans l’histoire, j‘ai apprécié ce que j’ai lu, mais sans plus.

On retrouve donc Nat une croupière dans un monde Post-Apocalyptique et Wes, un militaire à la tête d’un petit groupe. L’idée en soi est plutôt originale : un monde plongé dans le froid et la neige, je n’avais jamais vu cette trame dans un autre roman. Le gros point négatif de Frozen c’est que, de mon point de vue, l’intrigue est très mal fichue. J’ai été vraiment embêtée par le passé de Nat. Je ne veux pas vous spoiler, mais un évènement important est arrivé dans la vie du protagoniste principal, Nat, et se retrouve être déterminant dans ses choix de vie (comme se mettre en couple avec Wes ou non)… ça m’a beaucoup dérangé qu’une si grosse partie de sa vie soit cachée au lecteur et qu’il n’y est finalement aucune réponse à nos questions! à la fin du tome un, on ne comprend toujours pas pourquoi Nat a subi ce qu’elle a subis, comment s’est-elle échappée, qui l’a aidé, comment est-elle devenue croupière….

Il y a ceux qui adorent et ceux qui détestent, et je fais partie de la deuxième catégorie. Je n’ai pas du tout aimé le mélange de dystopie et de fantasie. J’ai trouvé que la magie était plutôt bien abordé, de même que les pouvoirs des marqués ou les Slyphes, mais le reste était de trop. Je n’ai pas accroché avec les drakons, (pourquoi ne pas les appeler tout simplement des dragons puisque c’est visiblement ce qu’ils sont??) les effusions de magie non expliquées et les personnages qui marchent sur l’eau sans que cela surprenne personne. Les deux nains (petits-hommes) qui arrivent au milieu du roman sont bien sympathiques, mais manque cruellement de développement. Et puis leurs pseudo histoire d’amour… Elle est mentionnée pendant une phrase puis on l’oublie totalement le reste du livre.

Au niveau des personnages principaux, mon avis est plutôt positif. Je dirais même que c’est le point fort du Frozen. Rien ne va, mais les personnages principaux sont très attachants alors on continus l’histoire quand même, juste pour eux. Shakes est le meilleur ami de l’Héro dans toute sa splendeur mais ne manque pas de matière. Nat est le point central du roman, et j’ai bien aimé son côté badass/manipulatrice. Mais encore, trop de questions sans réponses entourent ce personnage et ça m’a empêché de m’accrocher vraiment à elle. Quant à Wes, il est sans surprise. Pour être honnête, il ne m’a fait ni chaud ni froid. Et pour ce qui est de l’histoire d’amour de ces deux-là, elle se met en place beaucoup trop tôt et se concrétise beaucoup trop tardivement à mon goût. Les deux tourtaureaux changent d’avis un nombre incalculable de fois. D’abord ils se plaisent, puis ils prétendent tous deux jouer avec l’autre, puis il est clair qu’ils ressentent vraiment quelque chose… Quand l’un est prêt à sauter le pas, l’autre se rétracte et décide soudainement de s’éloigner, soit pour « protéger » l’autre soit pour ne pas être blessé… Des raisons plus que bancales qui ne tiennent pas la route et donc qui agacent grandement.

Je tiens tout de même à préciser que les descriptions sont très bien menées et qu’elles permettent vraiment de s’immerger dans ce monde post-apocalyptique. On imagine sans mal ce monde pourtant si différent du nôtre et c’est une belle réussite à ce niveau-là.

En résumé, passer votre chemin si vous n’aimez pas les amourettes qui trainent sur la longueur, de même si vous n’aimez pas le mélange dystopie/fantasie. Pour ma part, je ne pense pas que je lirais le tome deux puisque la fin m’a déçu, cependant je retiens de belles choses de Frozen.

[ Critique n°10 ]: Cinder, Les Chroniques Lunaires de Marissa Meyer.

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Titre : Cinder
Auteure : Marissa Meyer
Maison d’édition : Pocket jeunesse
Date de publication : Mars 2013
Nombre de pages : 414 pages
Prix : 17,90€
Note: 20/20

Synopsis:

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

Mon avis:

Etant une grande adepte des réécritures de contes, j’ai tout de suite été attirée par Cinder. Sur la quatrième de couverture, on nous annonce directement la couleur via une critique de Entertainment Weekly « Dans ce passionnant mélange de conte de fées et de science-fiction, Marissa Meyer fait se renconter Cendrillon et Star Wars! »
Mais nous savons bien qu’entre les critiques élogieuses et le livre en lui-même, il peut y avoir une énorme différence.
Autant vous dire tout de suite que j’ai adoré Cinder. Marissa Meyer est exceptionnelle. Son imagination semble sans limite et elle a su remanier ce conte connu de tous pour en faire quelque chose de prenant, d’original, de revivifiant.
Les éléments de base sont toujours là: Une pauvre fille malmenée par ses affreuses deux demi-soeurs, une belle-mère plus odieuse encore, un père mort avant même que l’histoire ne commence réellement, un prince charmant, une chaussure malencontreusement égarée et un un somptueux bal. Mais ce sont là les seuls points communs avec le conte original. C’est ce que j’ai le plus aimé: Marissa garde les éléments cruciaux et remanie le reste à sa sauce.
Et ça marche. Le résultat est juste épatant. On se laisse porter du début à la fin. Tout est fluide, limpide. L’histoire reste très mystérieuse, et j’ai adoré ce mélange de magie et de technologie. Comme si l’auteure avait mélangé les deux genres, science-fiction et fantastique. Le résultat s’avère être à la fois innovant et prenant et le plus important, il fonctionne!
On trouve également des personnages qui ne sont pas dans le conte original, à notre plus grand plaisir. La reine Levana, aussi odieuse soit-elle, incarne le mystère et on ne peut s’empêcher de vouloir découvrir ses secrets.
J’ai trouvé Kai très attachant. Très grosse surprise de ce côté-là. Il n’incarne pas du tout le prince gnangnan bourré de cliché, c’est tout l’inverse. J’ai adoré pouvoir apprendre à le connaître au travers de quelques chapitres de son point de vue.
De nombreuses interrogations persistent cependant à la fin de notre lecture. Espérons que les tomes suivants sauront révéler tous ces mystères -mais je n’en doute pas.
Mention spéciale pour la couverture, que je trouve juste SUBLIME, encore plus belle que l’originale (un escarpin avec un pied semi-métallique, si je me souviens bien).
Aucun doute que cette lecture restera une lecture phare de mon année 2017. Je recommande à tout le monde cette merveille!!

[ Critique n°9 ] La Sirène, Kiera Cass.

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Date de parution : 22/09/2016
Éditeur : Robert Laffont
Collection : R
Prix: 17.90€                                           Note: 20/20

 

Synopsis:

Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l’Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l’entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son coeur ?

Mon avis:

J’avais adoré la saga La Sélection de Kiera Cass et j’étais très intriguée par son tout premier ouvrage, la Sirène. Le mot le plus représentatif pour décrire ce roman: touchant. C’est vraiment une histoire douce, pleine d’amour et de tendresse.

On retrouve le côté « princesse » de la Sélection, bien distinctif du style d’écriture de Kiera Cass. J’ai tout aimé dans cette histoire. D’abord, l’originalité (non, ce n’est pas juste un copier/coller de « La Petite Sirène »). L’Océan est présenté comme une forme humaine, du moins capable de communiquer avec les Sirènes et de ressentir des émotions comme l’amour ou la colère. J’ai vraiment aimé tout ce mystère autour de l’Océan. Au final, on ne sait pas comment une telle relation est possible mais c’est bien mieux ainsi car c’est cette part de mystère et de magie qui rend le roman si exceptionnel. La relation de L’Océan avec les Sirènes est complexe et j’ai adoré me méprendre sur son compte. On se demande si l’Océan est vraiment aussi maternelle que ce qu’elle prétend ou si cela n’est qu’une façade, un faux-semblant. Le doute a persisté très loin dans les pages et c’est une très bonne chose.

C’est une histoire d’amour simple, mais terriblement touchante et pleine de tendresse que nous livre l’auteure. La rencontre encore Kahlen et Akinki est d’une simplicité affligeante mais prend des proportions importantes par la suite. J’ai adoré voir leurs sentiments s’amplifier au fil du page. C’est un beau message qui est livré dans le roman et on peut y voir tout une remise en question sur la perception de la beauté.

Du côté des personnages secondaires, c’est le coup de cœur. J’ai adoré chacune des sœurs de Kahken, que ce soit Miaka l’artiste, Elizabeth la briseuse de cœur ou Padma la cadette. La relation qui les lie entre elles est très profonde et extrêmement puissante. J’ai adoré les voir s’entraider face aux obstacles et conserver cet amour pur et simple qui lie deux sœurs entre elles.

Le personnage principal Kahlen est de nature tourmentée : chanter pour faire échouer les navires la fait énormément souffrir mais elle est partagée puisque c’est la seule façon de nourrir et de maintenir en vie l’Océan, qu’elle considère comme sa mère, son chaperon et son patron. Au final, elle s’est montrée courageuse et s’est appuyée sur ses valeurs morales et ses sentiments pour autrui pour prendre des décisions difficiles.

Ce roman est une bouffée d’air frais, une pépite de joie et d’amour qu’il ne faut laisser passer sous aucun prétexte. Amateur de Young-Adult ou non, il faut le lire absolument!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[Critique n°8 ] : La Clé Noire, Le Joyau tome 3.

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Auteur: Amy Ewing
Éditeur: Robert Laffont
Sortie: novembre 2016
Genre: Dystopie/Jeunesse
Pages: 386
Note: 18/20

Synopsis:

L’avenir se bâtit sur les ruines du passé.
Cela fait trop longtemps que Violet et les habitants des anneaux extérieurs de la Cité solitaire sont soumis au moindre caprice de la noblesse du Joyau. La société secrète connue sous le nom de la Clé Noire s’apprête à lancer l’offensive pour renverser ces dirigeants cruels et corrompus.
Violet a conscience du rôle crucial qu’elle doit jouer dans cette révolte, mais c’est une raison encore plus personnelle qui la pousse à s’engager corps et âme pour la cause.

Mon avis:

Après plusieurs mois d’attente, j’ai pu enfin me procurer le troisième et dernier tome de la trilogie le Joyau. J’avais énormément aimé le premier tome, qui a été pour moi un véritable coup de cœur. Le tome deux m’avait également beaucoup plus, bien que légèrement inférieur. Quant au troisième, il suit le même chemin que son prédécesseur. Il n’a malheureusement pas été un coup de cœur pour quelques détails gênant mais il reste une excellente lecture et clou avec brio cette superbe trilogie.
Nous retrouvons donc Violet, Raven, Garnet, Ash, Lucien et toutes les Protectrices (j’avoue que leurs noms m’ont déjà échappé). Quel plaisir de retrouver ses personnages tellement attachants! Garnet et Raven apportent tellement à l’histoire, quel dommage qu’ils n’occupent pas une place plus importante! J’aime leurs caractères, leur histoire d’amour et leurs défauts. Le léger problème de ce roman, c’est qu’il n’est pas vraiment centré sur les personnages secondaires. Dans le tome deux, on suivait beaucoup Raven et l’histoire de Ash en tant que compagnon. Là, Raven est plus une sorte de soutien, la bonne amie qui encourage l’héroïne à travers des compliments, des discours de motivation… Bien sûr, elle possède quand même son heure de gloire vers la fin du roman. Quant à Ash, étant séparé de Violet pendant tout le roman, on n’entend presque jamais parler de lui… Peut-être que leur amourette prenait un peu trop de place dans le tome précédent mais là, c’est à peine s’ils restent ensemble plus de trois pages. Lucien est toujours aussi attachant et charmant, même si j’avoue ne pas avoir bien compris son caractère dans ce tome. Pour ce qui est de Violet, elle est égale à elle-même, forte, courageuse, téméraire et n’a pas froid aux yeux. C’est quelque chose que j’aime beaucoup chez les protagonistes féminins. Elle n’hésite pas une seule à métamorphoser son visage et retourner en enfer pour sauver sa petite sœur, Hazel.
L’intrigue est bien ficelée et apporte un dénouement haut en couleur bien qu’assez prévisible. L’action met un peu de temps à arriver, et c’est bien dommage. Les trois quarts du roman servent à la préparation de la bataille finale, avec beaucoup de parole pour très peu d’action. Néanmoins l‘angoisse va crescendo au fil des pages et on se laisse embarquer sans voir le temps passer. Si La Clé Noire se lit aussi rapidement, c’est grâce à son intrigue haletante et à la plume de l’auteure. L’écriture est très fluide, aérée est ma foi très simple mais c’est une bonne chose.
Même si on retrouve le même schéma que dans toute bonne dystopie qui se respecte à savoir une héroïne/un héros contre un grand méchant/méchante (vieux de préférence) qui va tenter de se soulever contre la société tout entière/une organisation en formant un groupe de rebelles et sauver les opprimés, cette histoire possède une touche d’originalité que les autres n’ont pas. La petite touche de fantastique apporte quelque chose de nouveau et d’innovant dans ce schéma vu et revu à maintes reprises.
Le seul bémol, c’est qu’on ne sait pas vraiment que qu’il se passe après la grande bataille. On comprend que les gentils ont gagné, pour l’expliquer grossièrement, mais nous n’avons aucune information quant à l’avenir des mères porteuses, par exemple. Elles sont presque absence dans ce tome, on en parle qu’a travers la détention de Hazel. Je trouve ça un peu dommage, d’autant plus que Violet était une mère porteuse avant et que l’intrigue jouait beaucoup sur cette injustice là. Maintenant, on dirait que Violet se bat uniquement pour les Protectrices et qu’elle laisse les autres, notamment Ash se débrouille pour sauver ses compagnons à lui.
En résumé, ce dernier tome clôt avec brio la fin de cette saga qui m’aura fait voyager à travers le Joyau. J’ai adoré ces personnages, cette ambiance, et les rebondissements de chaque tome. C’est une histoire unique en son genre, très bien amené et qui mérite d’être apprécié. Je le recommande bien évidemment à tout le monde, quel que soit votre âge.

[ Critique n°7 ] : Les Étoiles de Noss Head, tome 1.

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Auteur: Sophie Jomain
Nombre de pages: 311
Édition: Pygmalion (version illustrée)
Note: 15/20

Synopsis:

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar… Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu’on croit.
Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’esprit a choisi : c’est elle, son âme soeur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ?
Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours…

Mon avis:

J’ai reçu ce livre pour Noël et j’étais trop heureuse de le lire. J’avais entendu des super avis et j’avais également lu quelques illustrations que j’avais trouvées magnifiques…
En premier lieu, j’aimerais parler des illustrations. Elles sont vraiment incroyables. Si vous voulez lire ce livre, pitié, prenez la version illustrée. Cela apporte des détails sur les personnages tout en laissant notre imagination fonctionner (ne vous attendez pas à des plans détaillés de chaque lieu où chaque personnage). Les images sont douces, très poétiques et nous font voyager… J’ai vraiment adoré. Chaque page tournée est un plaisir et on a hâte de découvrir la nouvelle illustration.
Maintenant, passons au texte. Au livre en lui-même, en fin de compte. Là, c’est nettement plus difficile. On retrouve donc Hannah, jeune fille naïve et insouciante… Qui va découvrir l’existence de créatures mythiques comme des loups-garous, des vampires (enfin ça, c’est plutôt dans le tome deux, je suppose), des esprits vengeurs. Bien sûr, un loup-garou très très mignon, enfin non, plutôt beau à mourir va s’éprendre de la douce et innocente jeune fille contre vent et marré et qui… Quoi? Une impression de déjà-vu? Ça tombe bien, moi aussi. Ça me fait vraiment mal de le dire parce que j’ai vraiment essayé d’aimer Les Étoiles de Noss Head, de m’y plonger à fond et d’essayer de comprendre les personnages. Malheureusement, je n’ai pas accroché. Mais alors pas du tout. J’ai trouvé l’ensemble tellement stéréotypé, tellement vu et revu que ça m’a empêché d’apprécier ma lecture. J’avais l’impression de lire un remake douteux de Twilight. Alors, bien sûr, tout n’est pas négatif. On va commencer par les points positifs. Ils sont peu nombreux mais très importants, et c’est grâce à eux que ma note demeure aussi élevé malgré les nombreux défauts.
Tout d’abord, la plume de l’auteure est fluide et très agréable à lire. Chaque mot et soigneusement choisi -comme dans tous les romans, vous allez me dire- et nous amène exactement là où on doit aller.
Les révélations sur le monde des créatures mythiques sont éparpillées tout au long du roman, ce qui nous évite de nous retrouver face à un monologue de trois chapitres sur les points négatifs et les points positifs à être un loup-garou et comment contrôler ses transformations, ect. Je ne me suis donc pas trop ennuyé pendant les explications bien que j’avais l’impression de tout déjà connaître par cœur. Il faut croire que ma culture à propos des loup-garous s’est vachement élargis au fil de mes lectures young adult.
Les personnages secondaires sont plutôt réussis, surtout Gwenn, la lumière de ma lecture, bien qu’on ne la voit pas plus de deux pages d’affilée.
Passons aux points négatifs. D’abord, les rebondissements. D’accord, il y en a beaucoup. Mais qu’est-ce qu’ils sont prévisibles! Qui s’est vraiment laissé avoir par Philipp, le beau gosse bar man? Personne, j’espère! Et qui était vraiment étonné quand Leith a avoué être un loup-garou à Hannah? Personne, encore une fois. Les rebondissements sont les mêmes que dans tous les romans avec des loups-garous, c’est-à-dire que la fille jolie et innocente se retrouve dans la mouise jusqu’au cou parce qu’un garçon-loup n’a pas pu s’empêcher d’apprendre à la connaître parce que.. Bon, elle est trop belle, et puis je sais pertinemment que je mets sa vie en danger en l’approchant mais je le fais quand même parce que.. Ah, non, je n’ai aucune raison. Elle est juste jolie.
Hannah était énervante à souhait avec ses réactions disproportionnées. Elle éclate en larmes à chaque problème rencontré et prend toujours les mauvaises décisions en essayant de jouer les héros. L’histoire d’amour est au centre du roman, sans vraiment de surprise. Mais si je n’ai pas accroché, c’est surtout par manque de réalisme. Je n’arrivais pas à m’attacher parce que je n’arrivais pas à accepter cette situation. Les loups-garous, passe encore, mais l’histoire d’amour n’avait pour moi pas de sens. Pourquoi un garçon comme lui tomberait éperdument amoureux d’une fille comme elle? Et vice-versa? J’ai trouvé les personnages vraiment très peu réaliste, c’est le gros point négatif… D’accord, Leith est un loup-garous. Ils sont donc, par définition, beau comme des dieux, peuvent exercer un pouvoir sur autrui proche de l’hypnose. Mais cela ne le rend pas non plus parfait. Il ne devrait pas être si parfait, un humain est constitué de haut et de bas, de joies et de peurs, de nuances et de contrastes. Là, c’était d’un blanc immaculé, monsieur perfection, monsieur je protège la demoiselle de ma vie parce que c’est le grand amour, mon âme sœur…  J’ai eu tellement de mal! Au final, j’ai plus apprécié Hannah que Leith. Parce que même si elle ne fait que pleurnicher, elle ressent des émotions, elle! Elle est humaine. Et fragile. Leith, lui il est… inhumain (c’est le cas de le dire, c’est un loup-garou), aussi bien physiquement que mentalement.
Je suis vraiment dégoutée d’autant plus dans que toutes les critiques que j’ai lus, tout le monde semblait aimé voir vraiment adoré Leith et je n’ai réussi à ressentir à son égard, vraiment rien!
Malgré tout, ma note reste haute car malgré tout ce que je viens de dire… L’éternelle histoire d’amour entre un garçon qui cache un mystérieux secret et une fille jolie sans histoire passe toujours. Bien que légère, l’histoire est intéressante. Je ne pourrais jamais dire que je déteste car je suis très fleur bleue et même si les personnages m’exaspèrent, il y a toujours un côté de moi qui aime ce genre d’histoire. Schizophrène, vous avez dit? Vous avez peut-être raison…